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Guide de taille · Plante grimpante
Lierre : quand et comment tailler
Hedera helix
Le lierre se taille en mars–avril ou à la fin de l’été, en août–septembre : dégagez les gouttières, les fenêtres et les joints, et laissez en place les rameaux fleuris du sommet.
Le lierre grimpe aux murs, aux clôtures et aux arbres grâce à ses crampons, et n’a besoin d’aucun support. On ne le taille donc pas pour la plante, mais pour le garder à sa place : loin des gouttières, des tuiles, des fenêtres et des bardages en bois. Il a deux sortes de rameaux. Les rameaux grimpants, à feuilles lobées, poussent contre le mur ; au sommet, là où il reçoit la lumière, il forme des rameaux buissonnants sans crampons, à feuilles en losange. Seuls ceux-ci fleurissent et portent des baies.
| Mois de taille | mars–avril et août–septembre |
|---|---|
| Nidification (15 mars–15 août) | Attention en mars–avril et août |
| Floraison | septembre–novembre |
| Bon pour les abeilles, papillons et oiseaux | Oui, pour les abeilles, papillons et oiseaux |
| Indigène en Belgique | Oui |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Oui, attention aux enfants et aux animaux |
Lierre : quand tailler ?
Taillez au début du printemps, en mars–avril, de préférence dans la première quinzaine de mars : les merles, les troglodytes et les accenteurs mouchets nichent tôt dans un lierre dense. En avril, regardez bien d’abord.
La seconde occasion est la fin de l’été, en août–septembre, quand les jeunes ont quitté le nid. Attendez de préférence le 15 août, et en septembre, ne coupez que les rameaux grimpants : les boutons floraux du sommet s’ouvrent alors.
Laissez le lierre complètement tranquille en mai–juillet, au cœur de la période de nidification, et épargnez les rameaux fleuris pendant la floraison tardive de septembre–novembre.
Que tailler d’autre ces mois-là ? mars · avril · août · septembre
Lierre : comment tailler ?
- Portez des gants et des manches longues : les baies et les feuilles sont toxiques, et la sève peut irriter la peau.
- Le long des fenêtres, des gouttières, des tuiles, des joints et des bardages en bois, rabattez largement, de 30–50 cm, pour qu’il ne puisse plus les atteindre pendant un moment.
- N’arrachez jamais le lierre d’un mur de force : les crampons emportent alors les joints et l’enduit qui ne tiennent plus. Coupez les tiges au pied, laissez-les sécher quelques semaines, puis détachez-les et brossez les restes.
- Rafraîchissez chaque année un mur de lierre au taille-haie, pour que la couche ne devienne ni trop épaisse ni trop lourde et ne se décolle pas du mur.
- Épargnez les rameaux buissonnants et fleuris du sommet : c’est là que se trouvent les fleurs pour les insectes et les baies pour les oiseaux. Ne les coupez que s’ils gênent vraiment.
- Dans un arbre en bonne santé, le lierre peut pousser librement : ce n’est pas un parasite et il ne nuit pas à l’arbre. S’il envahit complètement un petit arbre, tenez-le hors de la couronne.
Combien tailler, et à quelle fréquence ?
- Le long d’une façade, deux fois par an, en mars–avril et en août–septembre, en coupant chaque fois ce qui rampe vers les fenêtres, les gouttières et le toit.
- Un mur de lierre ou un lierre sur une clôture : le rafraîchir une fois par an suffit.
- En couvre-sol sous les arbres : presque jamais. Taillez seulement les bords, là où il envahit une allée ou un massif.
Quel effet sur la nature ?
- Le lierre est une plante de premier ordre pour les nids : merles, troglodytes, accenteurs mouchets et pigeons ramiers y nichent dès mars. La taille de mars–avril et celle d’août tombent donc dans la période de nidification (15 mars–15 août) : regardez bien d’abord, car déranger un nid occupé est interdit.
- La floraison de septembre–novembre est l’une des dernières grandes sources de nectar de l’année, pour les abeilles domestiques, les guêpes, les syrphes et des papillons comme le vulcain. La collète du lierre ne vole qu’à cette période et récolte presque uniquement son pollen.
- Les baies mûrissent à la fin de l’hiver, quand il y a peu d’autre nourriture : pigeons ramiers, merles, grives et fauvettes à tête noire en raffolent. Qui coupe les rameaux fleuris les prive de cette nourriture.
- L’azuré des nerpruns pond en été sur les boutons floraux du lierre, et le citron hiverne parmi son feuillage persistant. Laissez donc toujours une bonne partie du lierre intacte.
Erreurs fréquentes
- Couper chaque année les rameaux fleuris du sommet, si bien qu’il n’y a plus ni fleurs ni baies.
- Arracher le lierre d’un mur de force, si bien que joints et enduit viennent avec.
- Le laisser envahir les gouttières, se glisser sous les tuiles ou derrière un bardage en bois.
- Tailler pendant la période de nidification sans vérifier d’abord la présence de nids.
- Tailler sans gants, si bien que la sève irrite la peau.
Attention : Vérifiez d’abord qu’aucun oiseau ne niche : les merles et les troglodytes nichent dans le lierre dès le mois de mars. Portez des gants : la sève peut irriter la peau. Lierre est toxique : portez des gants et tenez les déchets de taille à l’écart des enfants, des animaux domestiques et du bétail.
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