
Photo : peganum from Henfield, England, CC BY-SA 2.0 · source
Arbuste · Rosaceae
Cotonéaster horizontal
Cotoneaster horizontalis
Dans d’autres langues : Cotoneaster (Nederlands) · Wall cotoneaster (English)
Le cotonéaster horizontal est un arbuste bas et caduc originaire de l’ouest de la Chine. Ses rameaux s’étalent à plat, à l’horizontale, avec des ramifications régulières en un remarquable motif en arête de poisson. En mai et en juin, il se couvre de petites fleurs blanc rosé qui bourdonnent d’abeilles, et en automne son feuillage vire au rouge orangé tandis que brillent des baies rouge vif. Les jardiniers l’aiment contre un muret, au bord d’un mur ou sur un talus, où il reste beau des années sans soins particuliers. Il atteint environ 60 cm de haut et 1,5 m de large, davantage contre un mur.
Attention : Les baies sont légèrement toxiques : en manger beaucoup peut provoquer des troubles digestifs. Soyez vigilant avec les jeunes enfants et les animaux domestiques. Les oiseaux dispersent les graines et il se naturalise dans les dunes et les pelouses calcaires : ne le plantez pas près de ces milieux naturels.
Exposition
Soleil ou mi-ombre
de préférence un peu de soleil
Humidité
Sec à normal
pas les pieds dans l’eau
Base juridique
Sable, limon ou argile
tout pH
Rusticité
Entièrement rustique
jusqu’à -25 °C
Encombrement
0,6 m
de haut, 1,5 m de large
Floraison
mai–juin
| Mois de taille | février–mars |
|---|---|
| Hauteur | 0,6 m |
| Indigène en Belgique | Non, planté |
| Bon pour les abeilles, papillons et oiseaux | Oui, pour les abeilles et oiseaux |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Oui, attention aux enfants et aux animaux |
| Floraison | mai–juin |
Reconnaître
Cotonéaster horizontal : quels signes distinctifs ?
- Port
- Arbuste bas aux rameaux plats étalés à l’horizontale en arête de poisson, d’environ 60 cm de haut et 1,5 m de large. Contre un mur, il monte plus haut.
- Feuillage
- Petites feuilles (environ 1 cm), rondes, vert foncé brillant. Elles virent à l’orange et au rouge en automne ; lors d’hivers doux, une partie reste en place.
- Fleur
- Petites fleurs blanc rosé, isolées ou par deux le long des rameaux, en mai–juin.
- Fruit
- Baies rondes rouge vif d’environ 5 mm, mûres en automne et souvent présentes jusqu’en hiver.
- Racines
- Profondes et ramifiées. Les rameaux qui touchent le sol s’enracinent souvent d’eux-mêmes.
Floraison : mai–juin · Plantes : mars–avril et octobre–novembre · Taille : février–mars
Dans votre jardin
Pourquoi dans votre jardin ?
- Beau en toute saison : petites fleurs au printemps, baies rouges et couleurs d’automne, puis en hiver le graphisme en arête de poisson des rameaux nus.
- L’un des meilleurs arbustes pour les abeilles : ses petites fleurs attirent en mai–juin une foule d’abeilles et de bourdons.
- Les baies restent souvent accrochées jusqu’au cœur de l’hiver et nourrissent merles et grives.
- Idéal pour habiller un muret, un escalier ou un talus sec.
- Robuste et sobre : rustique, résistant à la sécheresse et ne demandant presque pas de taille.
Cotonéaster horizontal : quelle exposition ?
- Soleil ou mi-ombre ; au soleil, il donne plus de baies et des couleurs d’automne plus vives.
- Tout sol bien drainé : sableux, limoneux ou argileux, acide à calcaire. Il se plaît aussi en sol pauvre et caillouteux.
- Sol assez sec à normalement frais ; il supporte mal l’eau stagnante.
- Parfait contre un muret, sur un talus ou au bord d’une plate-bande surélevée.
- Plantez à 1–1,5 m d’intervalle. Ne le plantez pas à proximité des dunes ou des pelouses calcaires.
- Exposition
- Soleil et mi-ombre
- Type de sol
- Sable, limon ou argile
- Acidité
- Peu exigeant
- Humidité
- Sèche ou normale
- Encombrement
- 0,6 m de haut, 1,5 m de large
- Rusticité
- Rustique (jusqu’à -25 °C)
Belle association avec
- Crocus : Fleurit en mars sous les rameaux encore nus.
- Perce-neige : Du blanc sous le motif en arête de poisson, pendant le repos de l’arbuste.
- Orpin : Fleurit en fin d’été et aime, comme le cotonéaster, une place sèche et ensoleillée.
- Lavande : Un feuillage gris parfumé à côté du vert sombre, sur un talus ensoleillé.
- Petites graminées : Des feuilles fines et mouvantes face aux rameaux plats et raides.
Entretien
Cotonéaster horizontal : quand et comment planter ?
Planter en mars–avril et octobre–novembre.
- Plantez en mars–avril ou en octobre–novembre, par temps doux et jamais en sol gelé.
- Creusez un trou deux fois plus large que la motte et ameublissez bien le fond.
- Placez la plante à la même profondeur que dans le pot. Contre un mur, plantez à 30–40 cm du mur, légèrement incliné vers celui-ci.
- Tassez la terre et arrosez aussitôt copieusement.
- Paillez le pied jusqu’à ce que les rameaux couvrent eux-mêmes le sol ; sur un talus, le paillis retient aussi la terre.
Entretien
- Arrosage
- La première année, chaque semaine par temps sec. Ensuite, il résiste très bien à la sécheresse.
- Fertilisation
- Inutile. Un sol trop riche donne des rameaux longs et mous et moins de baies.
- Désherbage
- Désherbez sous les rameaux les premières années ; ensuite l’arbuste couvre le sol et les mauvaises herbes se font rares.
- Contre un mur
- Il n’a pas de crampons : appuyez ou attachez quelques longs rameaux contre le mur, le reste suivra.
- Baies
- Laissez les baies aux oiseaux ; vous profiterez ainsi de couleurs en hiver.
Conseil : Plantez-le incliné contre un muret ou au bord d’un mur : le motif en arête de poisson s’y révèle le mieux. N’utilisez jamais le taille-haie, coupez rameau par rameau.
Cotonéaster horizontal : quand tailler ?
Mois de taille : février–mars.
Quand : La taille est presque inutile. Si nécessaire, intervenez en février–mars, quand les oiseaux ont mangé la plupart des baies et avant le débourrement.
Comment :
- Supprimez les rameaux qui partent vers l’avant ou dans la mauvaise direction, pour garder le motif en arête de poisson bien lisible.
- Raccourcissez les rameaux trop longs jusqu’à une ramification, jamais au milieu d’un rameau : la forme plate serait perdue.
- Éliminez le bois mort et les rameaux abîmés.
- Trop large ? Coupez les rameaux extérieurs jusqu’à une ramification située à l’intérieur de la limite souhaitée.
Attention : Une taille au taille-haie transforme le beau motif en arête de poisson en boule désordonnée : coupez toujours rameau par rameau.
Taille : quand et comment · Calendrier de taille et règles de base
Multiplication
- Marcottes naturelles
- Les rameaux qui touchent le sol s’enracinent souvent d’eux-mêmes. Au printemps, prélevez-les avec leur motte et replantez-les ailleurs.
- Boutures semi-aoûtées
- En août : boutures de 8–10 cm, petites feuilles du bas ôtées, dans un substrat sableux sous plastique. Elles s’enracinent en quelques semaines à quelques mois.
Cotonéaster horizontal : quelle résistance au froid ?
Rustique jusqu’à −25 °C.
- Très rustique, jusqu’à environ −25 °C : jamais besoin de protection en Belgique.
- Les baies rouges restent souvent jusqu’en janvier et sont alors une aubaine pour les merles et les grives.
- Lors d’hivers doux, une partie du feuillage reste sur l’arbuste.
- En pot ou en bac, il suffit de placer le pot contre un mur.
Maladies et ravageurs
- Feu bactérien : Les rameaux et bouquets de fleurs flétrissent brusquement et noircissent, comme brûlés. Coupez largement dans le bois sain, jetez les déchets avec les ordures ménagères et désinfectez votre sécateur.
- Cochenilles : Petits boucliers bruns sur les rameaux et feuilles collantes. Brossez-les ou coupez les rameaux fortement atteints.
- Pucerons : Sur les jeunes pousses au printemps. Les coccinelles et les oiseaux s’en chargent généralement.
- Naturalisation : Les oiseaux dispersent les graines, y compris vers les dunes et les pelouses calcaires. Ne le plantez pas près de ces milieux naturels.
Toute l’année
- Février : Petite taille si nécessaire : supprimer les rameaux mal orientés.
- Mars : Plantation. La taille est encore possible avant le débourrement.
- Avril : Plantation. Prélever et replanter les marcottes naturelles.
- Mai : Floraison : l’arbuste bourdonne d’abeilles.
- Juin : Fin de floraison. Arroser les jeunes plants par temps sec.
- Août : Prélever des boutures semi-aoûtées. Les baies commencent à se colorer.
- Septembre : Baies rouges.
- Octobre : Plantation. Couleurs d’automne rouge orangé.
- Novembre : Plantation. Laisser les baies aux oiseaux.
- Décembre : Rameaux nus en arête de poisson, avec encore quelques baies rouges.
Utiliser
Comestible et utile
Pas comestible. Les baies rouges du cotonéaster sont légèrement toxiques : leurs graines contiennent des substances qui peuvent libérer de l’acide cyanhydrique. Quelques baies ne provoquent généralement rien, mais une plus grande quantité peut donner maux de ventre, vomissements et diarrhée, aussi chez les chiens et les chats. Les baies restent de l’automne jusqu’au cœur de l’hiver, souvent à hauteur d’enfant ou, chez les espèces rampantes, juste au bord d’une allée, et attirent les jeunes enfants. Apprenez-leur que ce sont des baies pour les oiseaux et retirez-les là où jouent des tout-petits. Les oiseaux, eux, les mangent sans problème et dispersent ainsi les graines. En cas d’ingestion, appelez aussitôt le Centre Antipoisons (070 245 245 en Belgique) ou votre médecin.
Bon pour la faune
- Abeilles
- Nectar et pollen pour les abeilles domestiques et sauvages.
- Oiseaux
- Des baies, des graines ou des insectes à manger, ou un endroit pour nicher.
Vous et cette espèce
Le saviez-vous ?
- En anglais, on l’appelle aussi herringbone cotoneaster, « cotonéaster en arête de hareng », à cause du motif de ses rameaux.
- Le nom Cotoneaster vient du latin cotoneum (coing) et -aster (qui ressemble à) : ses feuilles rappelaient celles du cognassier.
- Il n’a ni crampons ni vrilles : contre un mur, il s’y appuie simplement et monte avec ses rameaux plats.