Photo : Daderot, Public domain · source
Arbuste · Asparagaceae
Laurier d’Alexandrie
Danae racemosa
Dans d’autres langues : Danae (Nederlands) · Alexandrian laurel (English)
Le laurier d’Alexandrie est un arbuste persistant originaire des forêts du nord de l’Iran et d’Asie Mineure. Il forme lentement une touffe de tiges vertes gracieusement arquées, de 60 cm–1 m de haut, qui rappellent le bambou. Ce qui ressemble à de petites feuilles brillantes et lancéolées, ce sont en réalité des tiges aplaties ; les vraies feuilles ne sont que de minuscules écailles. Après un été chaud, des baies rouge orangé apparaissent à l’automne au bout des tiges. Les jardiniers l’apprécient parce qu’il supporte l’ombre profonde, même sous les arbres, et reste frais et soigné toute l’année. Les fleuristes l’utilisent volontiers comme feuillage coupé, car ses rameaux tiennent longtemps en vase.
Exposition
Mi-ombre ou ombre
supporte peu de soleil
Humidité
Normal
pas les pieds dans l’eau
Base juridique
Sable, limon ou argile
tout pH
Rusticité
jusqu’à -15 °C
protéger les jeunes plantes
Encombrement
1 m
de haut, 1 m de large
| Mois de taille | mars–avril |
|---|---|
| Hauteur | 1 m |
| Indigène en Belgique | Non, planté |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Pas connu comme toxique |
Reconnaître
Laurier d’Alexandrie : quels signes distinctifs ?
- Port
- Touffe de tiges vertes dressées à retombantes, de 60 cm–1 m de haut et autant de large. S’étend lentement par de courts rhizomes.
- Feuillage
- Ce que l’on voit, ce sont des tiges aplaties en forme de feuilles, de 4–10 cm, lancéolées, pointues et vert brillant. Les vraies feuilles sont de petites écailles.
- Fleur
- Petites fleurs vert jaunâtre en courtes grappes au bout des tiges, à la fin du printemps ; peu visibles.
- Fruit
- Baies rondes rouge orangé de 6–8 mm, surtout après un été chaud.
- Racines
- Racines charnues et courts rhizomes d’où sortent chaque printemps de nouvelles tiges.
Plantes : avril–mai et septembre–octobre · Taille : mars–avril
Dans votre jardin
Pourquoi dans votre jardin ?
- Persistant et brillant : une plante fraîche et élégante toute l’année.
- L’un des rares arbustes qui réussissent à l’ombre profonde, là où d’autres persistants se dégarnissent.
- Superbe feuillage coupé : les rameaux arqués tiennent longtemps en vase et dans les compositions de Noël.
- Après un été chaud, des baies rouge orangé décorent la plante en automne et en hiver.
- Croissance lente et port net : peu de taille et presque pas de maladies.
Laurier d’Alexandrie : quelle exposition ?
- Mi-ombre à ombre profonde ; en plein soleil, les tiges jaunissent et brûlent.
- Peu exigeant pour le sol : sable, limon ou argile, acide, neutre ou calcaire, pourvu qu’il soit riche en humus.
- Sol normalement frais et bien drainé ; une fois installé, il supporte de courtes périodes sèches.
- À l’abri des vents froids et desséchants et du soleil d’hiver vif.
- Comptez environ 1 m par plante ; en haie basse ou en groupe, plantez à 60–80 cm.
- Exposition
- Mi-ombre et ombre
- Type de sol
- Sable, limon ou argile
- Acidité
- Peu exigeant
- Humidité
- Normale
- Encombrement
- 1 m de haut, 1 m de large
- Rusticité
- Rustique (jusqu’à -15 °C)
Belle association avec
- Épimédium : Un couvre-sol persistant pour la même ombre.
- Fougères : Un feuillage fin et frais à côté des tiges brillantes.
- Hellébore d’Orient : Fleurit à l’ombre à la fin de l’hiver et au début du printemps.
- Brunnera : De petites fleurs bleues et de grandes feuilles au printemps.
- Hosta : De grandes feuilles qui font contraste en été.
Entretien
Laurier d’Alexandrie : quand et comment planter ?
Planter en avril–mai et septembre–octobre.
- Plantez en avril–mai ou en septembre–octobre, quand le sol n’est ni gelé ni détrempé.
- Creusez un trou deux fois plus large que la motte et incorporez quelques pelletées de compost ou de terreau de feuilles.
- Placez la plante à la même profondeur que dans le pot et tassez bien la terre.
- Laissez 80 cm–1 m entre les plantes isolées, ou 60–80 cm pour une haie basse.
- Arrosez aussitôt copieusement, même s’il pleut.
- Étalez une couche de terreau de feuilles ou de broyat au pied.
Entretien
- Arrosage
- La première année, arrosez régulièrement par temps sec. Ensuite, seulement lors de longues sécheresses, surtout sous des arbres qui boivent beaucoup.
- Fertilisation
- En avril, une couche de compost ou un peu d’engrais organique ; il n’en faut pas plus.
- Paillage
- Une couche de terreau de feuilles, ou simplement les feuilles mortes laissées sur place, garde le sol riche en humus comme en forêt.
- Feuillage coupé
- Coupez les rameaux pour le vase à la base : la plante reste nette et de nouvelles tiges apparaissent.
- Patience
- Il pousse lentement, surtout les premières années ; laissez-lui le temps de former une touffe bien fournie.
Conseil : Donnez-lui le coin le plus sombre du jardin, là où d’autres persistants se dégarnissent : c’est là que son vert brillant se met le mieux en valeur.
Laurier d’Alexandrie : quand tailler ?
Mois de taille : mars–avril.
Quand : En mars–avril, avant la sortie des nouvelles tiges. Pour le reste, aucune taille n’est nécessaire.
Comment :
- Coupez au ras du sol les tiges vieilles, brunes ou abîmées.
- Gardez les jeunes tiges brillantes : ce sont elles qui porteront la plante les années suivantes.
- Vous pouvez récolter du feuillage toute l’année : coupez chaque fois des tiges entières à la base.
Attention : Raccourcir les tiges à mi-hauteur donne un aspect désordonné ; coupez-les plutôt entièrement à la base.
Taille : quand et comment · Calendrier de taille et règles de base
Multiplication
- Division
- En avril, déterrez une touffe ou détachez du bord un morceau avec des racines et quelques tiges, et replantez aussitôt. Arrosez bien.
- Semis
- En automne, débarrassez des baies fraîches de leur pulpe et semez-les en pot à l’extérieur. La germination est lente et irrégulière : soyez patient.
Laurier d’Alexandrie : quelle résistance au froid ?
Rustique jusqu’à −15 °C : protéger les jeunes plantes.
- Rustique jusqu’à environ −15 °C : aucun problème lors de la plupart des hivers belges.
- Par grand froid, vent froid ou soleil d’hiver vif, des tiges peuvent brunir ; coupez-les au printemps, la plante repart de la base.
- Une couche de terreau de feuilles sur les racines protège les jeunes plantes.
- En pot : placez-le dans un coin ombragé et abrité, et emballez le pot de jute par grand froid.
Maladies et ravageurs
- Tiges jaunes ou brûlées : Trop de soleil ou de vent desséchant. Déplacez-le vers un endroit plus ombragé ou offrez-lui un abri.
- Tiges brunes après l’hiver : Dégâts de gel ou simplement vieilles tiges. Coupez-les à la base au printemps.
- Pourriture des racines : En sol lourd et détrempé, les tiges flétrissent et jaunissent. Assurez un bon drainage.
- Croissance lente : C’est normal pour cette plante. Apportez du compost chaque année et arrosez en été sec ; après quelques années, la touffe s’étoffe.
Toute l’année
- Mars : Couper au ras du sol les tiges vieilles et brunes.
- Avril : Planter ou diviser. Apporter du compost. Couper les dernières vieilles tiges.
- Mai : Planter. Les nouvelles tiges sortent.
- Juin : Arroser par temps sec, surtout les jeunes plantes.
- Août : Arroser par temps sec.
- Septembre : Planter. Après un été chaud, les baies se colorent.
- Octobre : Planter. Semer les baies en pot à l’extérieur.
- Décembre : Couper des rameaux pour les compositions de Noël.
Vous et cette espèce
Le saviez-vous ?
- Danae racemosa est la seule espèce de son genre.
- Ses « feuilles » sont des tiges aplaties, comme chez le fragon, son proche parent ; chez le laurier d’Alexandrie, les fleurs se forment toutefois au bout des tiges et non au milieu de la « feuille ».
- Le genre doit son nom à Danaé, la mère de Persée dans la mythologie grecque.