
Photo : Paul Hermans, CC BY-SA 4.0 · source
Arbuste · Cistaceae
Ciste cotonneux
Cistus albidus
Dans d’autres langues : Rotsroos (Nederlands) · Grey-leaved cistus (English)
Le ciste cotonneux est originaire de l’ouest du bassin méditerranéen, de l’Espagne et du Portugal au sud de la France et à l’Afrique du Nord, où il pousse dans les garrigues sèches, souvent en sol calcaire. C’est un arbuste persistant et compact d’environ 1 m, au feuillage épais, doux et feutré de blanc grisâtre. En mai et juin s’ouvrent de grandes fleurs rose à lilas, au cœur d’étamines jaunes, dont les pétales ressemblent à du papier de soie froissé. Chaque fleur ne dure qu’une journée, mais d’autres suivent pendant des semaines. Les jardiniers le choisissent pour un endroit ensoleillé et sec où peu d’autres arbustes tiennent.
Exposition
Plein soleil
chaud et lumineux
Humidité
Sec
supporte la sécheresse
Base juridique
Sable, limon ou argile
neutre au calcaire
Rusticité
jusqu’à -10 °C
à protéger lors des hivers rigoureux
Encombrement
1 m
de haut, 1 m de large
Floraison
mai–juin
| Mois de taille | avril et juillet |
|---|---|
| Hauteur | 1 m |
| Indigène en Belgique | Non, planté |
| Bon pour les abeilles, papillons et oiseaux | Oui, pour les abeilles |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Pas connu comme toxique |
| Floraison | mai–juin |
Reconnaître
Ciste cotonneux : quels signes distinctifs ?
- Port
- Arbuste persistant, compact et arrondi, de 0,8–1 m de haut et autant de large.
- Feuillage
- Feuilles ovales de 2–5 cm, épaisses et douces, densément couvertes de poils blanc grisâtre ; opposées et sans pétiole.
- Fleur
- En coupe, de 4–6 cm, rose à lilas avec un cœur jaune et cinq pétales froissés, en mai–juin. Chaque fleur dure un jour.
- Fruit
- Petites capsules velues remplies de graines fines.
- Racines
- Enracinement profond : il supporte mal la transplantation.
Floraison : mai–juin · Plantes : avril–mai · Taille : avril et juillet
Dans votre jardin
Pourquoi dans votre jardin ?
- Un feuillage gris argenté, beau toute l’année, qui apporte de la lumière au massif.
- Des fleurs roses pendant des semaines en mai–juin, très visitées par les abeilles.
- Très résistant à la sécheresse : une fois enraciné, il n’a presque plus besoin d’eau.
- Il supporte bien le calcaire et se plaît en sol pauvre et caillouteux, dans un jardin de gravier ou sur un talus.
- Parfait dans un coin méditerranéen, à côté de la lavande, du romarin et de la sauge.
Ciste cotonneux : quelle exposition ?
- Plein soleil, de préférence à un endroit chaud et abrité, contre un mur exposé au sud ou sur un talus ensoleillé.
- Sol pauvre et bien drainé : sableux, limoneux ou argileux avec du gravier, neutre à calcaire.
- Sec : l’humidité stagnante en hiver est plus dangereuse que le gel. En argile lourde, plantez sur une butte ou ajoutez beaucoup de gravier.
- Comptez 80–100 cm par plante.
- Exposition
- Soleil
- Type de sol
- Sable, limon ou argile
- Acidité
- Neutre ou calcaire
- Humidité
- Sèche
- Encombrement
- 1 m de haut, 1 m de large
- Rusticité
- Moyennement rustique (jusqu’à -10 °C) : protégez-la lors des hivers rigoureux
Belle association avec
- Lavande : Le même endroit sec et ensoleillé ; du violet à côté du rose.
- Romarin : Persistant et parfumé, pour un coin méditerranéen.
- Sauge officinale : Un feuillage gris assorti aux feuilles feutrées du ciste.
- Népéta : Une longue floraison bleue en sol sec.
- Stipa : Des chaumes légers qui ondulent entre les arbustes compacts.
Entretien
Ciste cotonneux : quand et comment planter ?
Planter en avril–mai.
- Plantez en avril–mai, pour qu’il soit bien enraciné avant l’hiver.
- Choisissez une jeune plante en pot : les petits sujets reprennent mieux que les grands.
- Creusez un trou un peu plus grand que le pot et ajoutez du gravier ou du sable grossier en sol lourd. Pas de compost ni d’engrais : un sol riche le rend mou.
- Placez la plante à la même profondeur que dans le pot, pas plus bas, et tassez la terre.
- Arrosez à la plantation, puis les premières semaines par temps sec.
- Paillez avec du gravier plutôt qu’avec du compost ou de l’écorce : le collet reste ainsi au sec.
Entretien
- Arrosage
- La première année, lors de sécheresses prolongées. Ensuite presque jamais : trop d’eau est plus nuisible que trop peu.
- Fertilisation
- Inutile. Un sol riche donne de longues branches molles et moins de fleurs.
- Paillage
- Une couche de gravier au pied garde le collet au sec et les racines au chaud.
- Transplantation
- À éviter : il s’enracine profondément et reprend difficilement après un déplacement.
- Renouvellement
- Les cistes ne vivent pas très longtemps, souvent une dizaine d’années. Faites des boutures à temps pour remplacer une vieille plante.
Conseil : Plantez-le contre un mur ensoleillé ou sur une pente, dans une terre riche en gravier : des pieds au sec en hiver, c’est le secret d’un vieux ciste. Couvrez le pied de feuilles sèches par grand froid.
Ciste cotonneux : quand tailler ?
Mois de taille : avril et juillet.
Quand : Une taille légère juste après la floraison, en juillet, le garde compact. En avril, supprimez les rameaux gelés.
Comment :
- Raccourcissez les jeunes pousses de l’année d’un tiers, de moitié au maximum.
- Restez toujours dans la partie verte et feuillée des rameaux.
- En avril, supprimez les branches mortes ou gelées jusqu’au bois sain.
Attention : Ne taillez jamais dans le vieux bois dénudé : un ciste n’y repousse plus.
Taille : quand et comment · Calendrier de taille et règles de base
Multiplication
- Bouturage
- En juillet–août, prélevez des boutures semi-aoûtées de 8–10 cm sur des pousses sans fleurs et piquez-les dans un mélange léger de terreau de bouturage et de sable. Gardez-les légèrement humides et hivernez-les hors gel.
- Semis
- Au printemps, à l’intérieur, dans un endroit chaud. Les cistes s’hybrident facilement : les semis ne ressemblent pas toujours à la plante mère.
Ciste cotonneux : quelle résistance au froid ?
Rustique jusqu’à −10 °C : à protéger lors des hivers rigoureux.
- Moyennement rustique, jusqu’à environ −10 °C et seulement en sol sec : lors d’un hiver belge rigoureux, il peut geler.
- Par grand froid, couvrez le pied d’une couche de feuilles sèches ou de paille et posez un voile d’hivernage sur l’arbuste par vent d’est glacial.
- En pot : placez-le en hiver contre un mur exposé au sud ou dans un local frais et lumineux, et arrosez peu.
- En été, faites quelques boutures de réserve pour remplacer la plante après un hiver rigoureux.
Maladies et ravageurs
- Pourriture des racines : La plante flétrit et meurt soudainement, souvent après un hiver humide. Plantez en sol drainant, arrosez peu et paillez avec du gravier.
- Dégâts de gel : Rameaux bruns et desséchés au printemps. Rabattez-les en avril jusqu’au bois sain ; si toute la plante est morte, remplacez-la par une bouture.
- Arbuste dégarni et affaissé : Arrive en sol riche ou sans taille. Taillez légèrement chaque année après la floraison ; une vieille plante dégarnie se remplace plutôt.
- Pucerons : Parfois sur les jeunes pousses au printemps. Un jet d’eau suffit, ou laissez faire les coccinelles.
Toute l’année
- Janvier : Par grand froid, couvrir le pied et poser un voile sur l’arbuste.
- Mars : Retirer le voile quand les fortes gelées sont passées.
- Avril : Rabattre les rameaux gelés jusqu’au bois sain. Plantation.
- Mai : Plantation. Début de la floraison.
- Juin : Pleine floraison : de nouvelles fleurs chaque jour.
- Juillet : Taille légère après la floraison. Bouturage.
- Août : Bouturage. Arroser seulement en cas de longue sécheresse.
- Octobre : Mettre les boutures hors gel pour l’hiver.
- Novembre : Préparer feuilles sèches ou paille pour couvrir le pied.
- Décembre : Par grand froid, protéger avec des feuilles sèches et un voile.
Utiliser
Bon pour la faune
- Abeilles
- Nectar et pollen pour les abeilles domestiques et sauvages.
Vous et cette espèce
Le saviez-vous ?
- Chaque fleur ne vit qu’un jour : elle s’ouvre le matin et ses pétales tombent vers le soir.
- Les cistes sont adaptés aux incendies dans leur région d’origine : après un feu, leurs graines germent souvent en masse.
- Le nom albidus signifie « blanchâtre », en référence au feuillage blanc grisâtre. Les poils serrés réfléchissent la lumière du soleil et limitent l’évaporation.