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Plante annuelle · Brassicaceae
Julienne des dames
Hesperis matronalis
Dans d’autres langues : Damastbloem (Nederlands) · Dame’s rocket (English)
La julienne des dames est une vieille plante des jardins de campagne, originaire d’Europe et d’Asie occidentale, cultivée chez nous depuis des siècles et naturalisée par endroits. Elle pousse comme bisannuelle ou vivace de courte durée : la première année, elle forme une rosette de feuilles, l’année suivante des tiges droites jusqu’à 80 cm. De mai à juillet, celles-ci portent des grappes lâches de fleurs à quatre pétales, lilas, pourpres ou blanches. Elles dégagent un parfum sucré, surtout le soir, et attirent alors les papillons de nuit. Les jardiniers l’apprécient parce qu’elle comble sans effort le creux entre les floraisons de printemps et le massif d’été, et qu’elle se ressème toute seule.
Attention : Elle se ressème abondamment : coupez les tiges défleuries avant la maturité des graines si vous ne la voulez pas partout. En Amérique du Nord, elle s’est largement naturalisée et est considérée comme invasive ; ne la semez donc pas dans la nature.
Exposition
Soleil ou mi-ombre
de préférence un peu de soleil
Humidité
Normal
pas les pieds dans l’eau
Base juridique
Sable, limon ou argile
tout pH
Rusticité
Entièrement rustique
jusqu’à -25 °C
Encombrement
0,8 m
de haut, 0,4 m de large
Floraison
mai–juillet
| Mois de taille | juillet |
|---|---|
| Hauteur | 0,8 m |
| Indigène en Belgique | Non, planté |
| Bon pour les abeilles, papillons et oiseaux | Oui, pour les abeilles et papillons |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Pas connu comme toxique |
| Floraison | mai–juillet |
Reconnaître
Julienne des dames : quels signes distinctifs ?
- Port
- Bisannuelle ou vivace de courte durée : d’abord une rosette, la deuxième année des tiges droites et ramifiées jusqu’à 80 cm, sur environ 40 cm de large.
- Feuillage
- Feuilles lancéolées de 5–15 cm, vert foncé, légèrement poilues, à bord finement denté.
- Fleur
- Grappes lâches au sommet des tiges, de mai à juillet ; chaque fleur d’environ 2 cm porte quatre pétales en croix.
- Couleur
- Lilas à pourpre, parfois blanc ; il existe aussi des formes à fleurs doubles.
- Parfum
- Sucré et épicé, plus intense à la tombée du jour et la nuit.
- Fruit
- Longues siliques étroites remplies de graines, qui s’ouvrent en été.
Floraison : mai–juillet · Semis : avril–juin · Plantes : septembre–octobre · Taille : juillet
Dans votre jardin
Pourquoi dans votre jardin ?
- Un délicieux parfum sucré, surtout le soir : plantez-la près d’une terrasse ou d’un coin repos.
- Elle fleurit en mai–juillet, entre les fleurs de printemps et le massif d’été.
- Elle attire abeilles, bourdons et papillons ; l’aurore y pond ses œufs.
- Elle pousse au soleil comme à mi-ombre et dans presque tous les sols de jardin.
- Elle se ressème d’elle-même : des fleurs chaque année sans devoir resemer.
Julienne des dames : quelle exposition ?
- Soleil ou mi-ombre ; elle pousse bien aussi à l’ombre légère, en lisière de bois ou sous de grands arbustes.
- Tout sol de jardin ordinaire : sableux, limoneux ou argileux, acide à calcaire.
- Normalement humide ; en plein soleil, arrosez un peu en période sèche.
- Plantez à 30–40 cm d’écart, de préférence en petits groupes, près d’une terrasse ou d’une fenêtre pour profiter du parfum.
- Exposition
- Soleil et mi-ombre
- Type de sol
- Sable, limon ou argile
- Acidité
- Peu exigeant
- Humidité
- Normale
- Encombrement
- 0,8 m de haut, 0,4 m de large
- Rusticité
- Rustique (jusqu’à -25 °C)
Belle association avec
- Ancolie : Elle fleurit en même temps et se ressème tout aussi facilement.
- Digitale : Une autre bisannuelle de mi-ombre, aux hauts épis à côté des grappes lâches.
- Monnaie-du-pape : Une autre bisannuelle de la famille des crucifères : ensemble, un tableau lilas au printemps et de la nourriture pour l’aurore.
- Rosiers : Le nuage lilas et le parfum du soir s’accordent avec les rosiers anciens dans un massif romantique.
- Myosotis : Un tapis bleu en mai au pied de la julienne.
Entretien
Julienne des dames : quand et comment planter ?
Planter en septembre–octobre.
- Semez en avril–juin, de préférence en mai–juin, clair en place ou en pépinière ; recouvrez à peine les graines.
- Éclaircissez ou repiquez les plantules pour leur laisser 30–40 cm d’espace.
- Installez les jeunes plantes en place en septembre–octobre ; la floraison suit l’année suivante.
- Creusez un trou un peu plus grand que la motte et plantez à la même profondeur qu’avant.
- Tassez la terre et arrosez aussitôt copieusement.
Entretien
- Arrosage
- Arrosez les jeunes plantes en période sèche. Les plantes installées se débrouillent, sauf en cas de longue sécheresse.
- Fertilisation
- Peu de besoins : une pelletée de compost au printemps suffit.
- Tuteur
- En situation ventée ou en sol riche, les tiges peuvent verser : ajoutez quelques rames ou un support.
- Fleurs fanées
- Coupez les tiges défleuries si vous ne voulez pas de semis spontanés ; laissez-en quelques-unes si elle peut se ressemer.
- Semis spontanés
- Gardez chaque année quelques jeunes plants : la julienne reste ainsi au jardin, même quand les vieilles plantes disparaissent.
Conseil : Plantez la julienne près d’une terrasse, d’un banc ou d’une fenêtre ouverte : son parfum ne se libère vraiment qu’à la tombée du jour. Les formes blanches se remarquent le mieux au crépuscule.
Julienne des dames : quand tailler ?
Mois de taille : juillet.
Quand : Après la floraison, en juillet. Aucune autre taille n’est nécessaire.
Comment :
- Coupez les tiges défleuries juste au-dessus du feuillage : vous évitez ainsi qu’elle se ressème partout.
- Laissez quelques tiges monter en graines si vous voulez de nouvelles plantes l’an prochain.
- Si vous rabattez juste après la floraison, la plante vit parfois une année de plus.
Attention : Si vous laissez mûrir toutes les siliques, des semis apparaîtront l’an prochain dans tout le massif.
Taille : quand et comment · Calendrier de taille et règles de base
Multiplication
- Semis
- En avril–juin, semez clair en place ou en pépinière et repiquez les plants en septembre–octobre. Les graines germent facilement.
- Semis spontanés
- Laissez quelques tiges monter en graines et déplacez les jeunes plants en automne là où vous les voulez.
- Boutures
- Les formes à fleurs doubles ne se reproduisent pas fidèlement par semis : au printemps, prélevez des boutures de jeunes pousses à la base et faites-les raciner dans un substrat humide.
Julienne des dames : quelle résistance au froid ?
Rustique jusqu’à −25 °C.
- Entièrement rustique, jusqu’à environ −25 °C : aucune protection nécessaire.
- La rosette reste souvent verte en hiver et redémarre dès le printemps.
- Un sol détrempé en hiver peut faire pourrir la rosette : choisissez un endroit bien drainé.
Maladies et ravageurs
- Altises : De petits coléoptères sauteurs percent de trous les feuilles des jeunes plantes, surtout par temps sec. Gardez le sol frais ; les plantes plus âgées les dépassent.
- Chenilles : Les chenilles des piérides et de l’aurore mangent feuilles, boutons et siliques. Les dégâts restent généralement limités ; l’aurore est une invitée bienvenue.
- Limaces : Elles s’attaquent aux semis et aux jeunes rosettes. Ramassez-les le soir.
- Oïdium : Poudre blanche sur les feuilles lors des étés secs. Coupez les feuilles atteintes et arrosez en période sèche.
- Disparition : Après deux ou trois ans, la plante meurt souvent. Laissez mûrir un peu de graines chaque année ou ressemez.
Toute l’année
- Mars : Les rosettes redémarrent. Apporter du compost.
- Avril : Semer en place ou en pépinière. Installer un support.
- Mai : Début de la floraison. Semer pour fleurir l’an prochain.
- Juin : Pleine floraison ; profiter du parfum le soir. Semer.
- Juillet : Dernières fleurs. Rabattre les tiges défleuries ou laisser mûrir les graines.
- Août : Récolter les graines. Arroser les jeunes plants en période sèche.
- Septembre : Installer les jeunes plantes en place.
- Octobre : Planter. Déplacer les semis spontanés.
Utiliser
Bon pour la faune
- Abeilles
- Nectar et pollen pour les abeilles domestiques et sauvages.
- Papillons
- Nectar pour les papillons de jour.
Vous et cette espèce
Le saviez-vous ?
- Le nom Hesperis vient du grec hespera, « le soir », en référence au parfum qui se libère surtout le soir.
- On la distingue du phlox, avec lequel on la confond souvent, à sa fleur : quatre pétales au lieu de cinq.
- C’est une plante hôte de l’aurore : le papillon pond sur les pédoncules et les chenilles mangent les siliques.