Côte à côte
Marronnier d’Inde ou marronnier rouge ? Comment les distinguer
Aesculus hippocastanum · Aesculus × carnea
Le marronnier d’Inde se reconnaît à ses chandelles de fleurs blanches, à ses grandes folioles vert clair, à ses bourgeons très collants et à ses bogues bien épineuses ; le marronnier rouge a des chandelles roses à rouges, des feuilles plus petites et plus sombres et des bogues à peine ou pas épineuses.
En mai, la couleur des chandelles se voit de loin : blanches tachées de jaune à rouge, ou roses à rouge foncé. Le marronnier rouge reste aussi plus petit, 10–20 m contre 20–30 m, avec des feuilles vert foncé un peu gaufrées.
| Marronnier d’Inde | Marronnier rouge | |
|---|---|---|
| Feuilles | Opposées, composées palmées de 5–7 folioles obovales et dentées de 10–25 cm. | Opposées, composées palmées de 5 (parfois 7) folioles vert foncé, un peu gaufrées, de 8–15 cm ; plus petites et plus foncées que chez le marronnier d’Inde. |
| Floraison | « Chandelles » blanches dressées, ponctuées de jaune à rouge, en mai. | Chandelles dressées de fleurs roses à rouge foncé, en mai. |
| Fruit | Bogue verte épineuse contenant un ou deux marrons brun luisant (non comestibles). | Petites bogues rondes peu ou pas épineuses, contenant 1–3 marrons bruns ; souvent peu de fruits. |
| Écorce | Brun-gris, s’écaillant en plaques chez les vieux arbres. Grands bourgeons d’hiver luisants et très collants. | Brun-gris, lisse à finement écailleuse. Bourgeons moins collants que chez le marronnier d’Inde. |
| Port et hauteur | Feuillu, 20–30 m | Feuillu, 10–20 m |
| Exposition | Soleil ou mi-ombre, toute terre de jardin, normal | Soleil ou mi-ombre, toute terre de jardin, normal |
| Indigène en Belgique | Non, naturalisé | Non, planté |
| Bon pour les abeilles, papillons et oiseaux | Oui, pour les abeilles | – |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Oui, attention aux enfants et aux animaux | Oui, attention aux enfants et aux animaux |
| Mois de taille | Juillet–août et novembre–février | Juillet–août et novembre–février |
Le meilleur critère à chaque saison
- Printemps
- Les deux fleurissent en mai. Chez le marronnier d’Inde, la tache jaune de chaque fleur vire au rouge dès qu’elle est pollinisée : un signal aux abeilles qu’il n’y a plus rien à y prendre.
- Été
- En été, les feuilles du marronnier d’Inde ont souvent des taches brunes dues aux chenilles de la mineuse du marronnier ; le marronnier rouge en souffre beaucoup moins.
- Automne
- Regardez les bogues : grandes et couvertes d’épines chez le blanc, petites et rondes, à peine ou pas épineuses chez le rouge. Le marronnier rouge ne porte souvent que peu de fruits.
- Hiver
- Les bourgeons du marronnier d’Inde sont gros, luisants et très collants ; ceux du marronnier rouge sont plus petits et moins collants.
Où les trouver ?
Aucun des deux n’est indigène. Le marronnier d’Inde vient des Balkans et orne depuis le 17e siècle les places, les parcs et les fermes. Le marronnier rouge est un hybride avec le pavier rouge d’Amérique ; on le plante le long des rues, sur les places et dans les grands jardins.
Lequel choisir pour votre jardin ?
- Pour un jardin ordinaire, les deux sont trop grands. Si vous avez la place pour un arbre à fleurs d’environ 15 m, le marronnier rouge est le choix le plus compact et le plus sain.
- Les marrons des deux sont toxiques pour l’homme et les chiens : attention aux jeunes enfants, et ne les confondez pas avec les châtaignes comestibles. Les abeilles y récoltent nectar et pollen en mai.
Le saviez-vous ? Le marronnier rouge est un hybride, et pourtant fertile : grâce à un doublement de ses chromosomes, il se reproduit fidèlement par graines.
Pour aller plus loin
- Fiche : Marronnier d’Inde
- Fiche : Marronnier rouge
- Marronnier d’Inde : quand et comment tailler
- Marronnier rouge : quand et comment tailler
- Clé de détermination

