Groseillier à maquereau (Ribes uva-crispa)

Photo : Krzysztof Ziarnek, Kenraiz, CC BY-SA 4.0 · source

Guide de taille · Arbuste

Groseillier à maquereau : quand et comment tailler

Ribes uva-crispa

Un groseillier à maquereau se taille en hiver, en novembre–février, et au besoin encore légèrement après la cueillette, en juillet–août : gardez l’arbuste ouvert en gobelet, supprimez les plus vieilles branches et raccourcissez les rameaux latéraux.

Le groseillier à maquereau fructifie sur le bois d’un an et sur de courts rameaux fruitiers le long des branches plus âgées. On le taille donc plutôt comme un groseillier rouge que comme un cassissier : avec une charpente fixe de branches que l’on renouvelle un peu chaque année. Un arbuste ouvert a deux grands avantages : l’oïdium américain du groseillier a moins de prise, et l’on cueille entre les aiguillons sans s’écorcher les mains.

L’essentiel en bref
Mois de taillejuillet–août et novembre–février
Nidification (15 mars–15 août)Attention en juillet–août
Floraisonavril
Bon pour les abeilles, papillons et oiseauxOui, pour les abeilles, papillons et oiseaux
Indigène en BelgiqueOui

Groseillier à maquereau : quand tailler ?

La taille de formation se fait en hiver, en novembre–février, quand l’arbuste est dénudé et que l’on voit bien les branches. Taillez par temps doux, pas quand il gèle. Si des bouvreuils mangent les bourgeons chez vous en hiver, attendez fin février : vous voyez alors quels bourgeons restent.

Après la cueillette, en juillet–août, suit une légère taille d’été : raccourcissez les nouvelles pousses latérales à cinq feuilles. Cela apporte lumière et air dans l’arbuste et freine l’oïdium.

Évitez de tailler au printemps : l’arbuste fleurit déjà en avril, et chaque coupe coûte des baies. Seules les extrémités couvertes du feutrage blanc de l’oïdium se coupent dès que vous les voyez.

Que tailler d’autre ces mois-là ? janvier · février · juillet · août · novembre · décembre

Groseillier à maquereau : comment tailler ?

  1. Portez des gants solides et des manches longues : sous chaque bourgeon se cachent un à trois aiguillons acérés.
  2. Gardez 6–8 charpentières sur un court tronc de 10–15 cm, en gobelet ouvert au centre dégagé, pour que le soleil et le vent atteignent partout.
  3. En hiver, raccourcissez les rameaux latéraux à 2–3 yeux : de courts rameaux fruitiers se forment ainsi, et c’est là que pendront les baies l’année suivante.
  4. Le groseillier à maquereau a tendance à retomber. Rabattez une charpentière qui ploie vers le sol sur un œil tourné vers le haut et l’extérieur, et supprimez les branches qui touchent le sol.
  5. Chaque année, sciez une ou deux des plus vieilles branches et laissez une jeune pousse vigoureuse prendre leur place. Supprimez les autres pousses qui partent du sol ou du tronc.
  6. Après la cueillette, raccourcissez les pousses latérales de l’année à cinq feuilles, et coupez les extrémités atteintes d’oïdium jusque dans le bois sain. Jetez-les avec les ordures ménagères, pas au compost.

Combien tailler, et à quelle fréquence ?

  • En hiver, les plus vieilles branches et tous les rameaux latéraux ; en été, seulement les nouvelles pousses latérales. Il n’en faut pas plus.
  • Un arbuste adulte compte 6–8 charpentières d’âges différents ; il reste ainsi chaque année assez de vieux et de jeune bois pour porter.
  • Un arbuste négligé et touffu se rajeunit sur deux ou trois hivers : chaque fois un tiers des plus vieilles branches, et de jeunes pousses à leur place.

Quel effet sur la nature ?

  • Le groseillier à maquereau est indigène et pousse aussi dans nos bois et nos haies. En avril, ses petites fleurs grouillent d’abeilles domestiques et de bourdons : l’une des premières bonnes sources de nectar de l’année.
  • La taille d’été de juillet–août tombe dans la période de nidification (15 mars–15 août) : merles et fauvettes grisettes nichent parfois dans un arbuste dense et épineux. Regardez bien d’abord, car déranger un nid occupé est interdit.
  • Merles et grives picorent les baies mûres : posez un filet sur ce que vous voulez cueillir, bien tendu, pour qu’aucun oiseau ne s’y prenne.
  • Le feuillage nourrit les chenilles de la phalène du groseillier, un papillon de nuit voyant blanc, noir et jaune, et du Robert-le-diable. Ramassez à la main les larves vertes de la tenthrède du groseillier ; ne pulvérisez pas de poison, qui tue aussi les coccinelles et les guêpes parasitoïdes.

Erreurs fréquentes

  • Laisser l’arbuste devenir touffu, si bien que l’oïdium a le champ libre et que la cueillette entre les aiguillons devient une corvée.
  • Ne jamais raccourcir les rameaux latéraux, si bien que l’arbuste devient un fouillis de longues branches retombantes.
  • Laisser les branches pendre jusqu’au sol, si bien que les baies se salissent et pourrissent.
  • Fumer abondamment après la taille : la nouvelle croissance tendre est justement la plus sensible à l’oïdium.
  • Tailler après la cueillette sans vérifier d’abord la présence de nids.

Attention : Portez des gants : il y a des aiguillons sous chaque bourgeon.

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Fiche : Groseillier à maquereau · Calendrier de taille et règles de base

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