
Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 · source
Plante grimpante · Cucurbitacées (Cucurbitaceae)
Bryone dioïque
Bryonia dioica · aussi : Bryone, Navet du diable
La bryone dioïque est une grimpante herbacée indigène qui se hisse à l’aide de vrilles jusqu’à 2–4 m de haut dans les haies, les fourrés et les clôtures. Chaque année, ses tiges meurent et repartent au printemps d’une grosse racine tubéreuse blanchâtre. De mai à septembre, elle porte de petites fleurs blanc verdâtre, et en automne des grappes de baies rouges pendent aux pieds femelles. Elle est indispensable à l’andrène de la bryone, mais toute la plante est très toxique, surtout les baies et la racine.
Attention : Toute la plante est très toxique pour l’homme, les animaux domestiques et le bétail, surtout les baies et la racine tubéreuse : elles provoquent des vomissements violents, des diarrhées et des crampes abdominales. Les baies rouges attirent les enfants. La sève irrite la peau et peut provoquer des cloques : portez des gants.
Exposition
Soleil ou mi-ombre
de préférence un peu de soleil
Humidité
Normal
pas les pieds dans l’eau
Base juridique
Toute terre de jardin
tout pH
Rusticité
Dans toute la Belgique
pas de protection nécessaire
Encombrement
grimpe jusqu’à 2–4 m
de haut
Floraison
juin–août
| Mois de taille | novembre–mars |
|---|---|
| Hauteur | grimpe jusqu’à 2–4 m |
| Indigène en Belgique | Oui |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Oui, attention aux enfants et aux animaux |
| Floraison | juin–août |
Reconnaître
Bryone dioïque : quels signes distinctifs ?
- Port
- Grimpante herbacée de 2–4 m munie de vrilles, qui meurt chaque année et repart d’une racine tubéreuse.
- Feuille
- Alternes, 5–10 cm, palmatilobées à 5 lobes, rudes au toucher ; une vrille à côté de chaque feuille.
- Tiges et racine
- Tiges fines et rudes qui meurent chaque année, issues d’une grosse racine tubéreuse blanchâtre.
- Fleur
- Plante dioïque : fleurs blanc verdâtre (1–2 cm) veinées de vert ; les mâles en grappes à long pédoncule, les femelles plus petites et brièvement pédonculées, mai–septembre.
- Fruit
- Baies rouges (6–8 mm) en grappes sur les pieds femelles, août–octobre ; très toxiques.
- Différence avec le houblon
- Le houblon a des feuilles opposées, pas de vrilles, et des cônes verts.
- Différence avec le tamier commun
- Le tamier commun (Dioscorea communis) a des feuilles luisantes en cœur, sans lobes, et pas de vrilles ; il a aussi des baies rouges.
Floraison : juin–août · Taille : novembre–mars
Reconnaître par caractère : Baies rouges
Ressemble à, mais ce n’en est pas
- Houblon Humulus lupulus : feuilles opposées, pas de vrilles, et cônes verts. Houblon : la différence
- Tamier commun (Dioscorea communis) : feuilles luisantes en cœur, sans lobes, et pas de vrilles ; baies rouges aussi.
Dans votre jardin
Pourquoi dans votre jardin ?
- Elle a sa place dans une haie naturelle ou une lisière, où elle apparaît souvent spontanément.
- L’andrène de la bryone ne récolte le pollen que sur cette plante : sans bryone, pas d’andrène de la bryone.
- Ses baies rouges nourrissent les oiseaux en automne.
- Elle meurt chaque hiver et ne charge donc presque pas son support.
Bryone dioïque : quelle exposition ?
- Soleil à mi-ombre, dans une haie, un fourré ou une lisière.
- Tout sol, de préférence riche, pas trop humide.
- Elle grimpe à l’aide de vrilles qui s’enroulent autour des rameaux, du grillage et des fils. Elle ne peut pas monter sur un mur nu et n’abîme ni les murs, ni les gouttières, ni les arbres.
- Elle peut recouvrir de petits arbustes en été ; dans une haie solide, elle fait peu de dégâts, puisqu’elle meurt chaque hiver.
- Pas là où jouent de jeunes enfants, ni là où des animaux domestiques ou du bétail peuvent atteindre les baies.
- Exposition
- Soleil ou mi-ombre
- Base juridique
- Toute terre de jardin
- Humidité
- Normal
- Encombrement
- 3 m de haut, 1 m de large
- Rusticité
- Dans toute la Belgique, pas de protection nécessaire
Belle association avec
- Aubépine monogyne : Un arbuste de haie indigène et robuste dans lequel la bryone grimpe, comme dans la nature.
- Prunellier : Ensemble, une haie sauvage avec des fleurs en mars et des baies pour les oiseaux en automne.
- Églantier : Un arbuste indigène pour la même haie, avec des fleurs roses en juin et des cynorrhodons en automne.
Bons et mauvais voisins
Va bien avec
- Convient en bordure ou sous la couronne légère de : ginkgo, érable negundo, frêne commun, févier d’amérique, érable champêtre, érable argenté
- Peut grimper dans de vieux et grands arbres : chêne pédonculé, pin sylvestre, érable sycomore, tilleul à grandes feuilles
Entretien
Bryone dioïque : quand et comment planter ?
- Elle est rarement vendue : le plus souvent, elle arrive d’elle-même, les oiseaux disséminant ses graines.
- Pour la semer, semez des graines fraîches en automne en pleine terre, au pied d’une haie ; elles germent de façon irrégulière.
- Choisissez un endroit dans une haie naturelle ou une lisière, loin des aires de jeu.
- Laissez en place une plante apparue au bon endroit : à cause de sa racine profonde, la transplanter est difficile.
Entretien
- Arrosage
- Inutile.
- Fumure
- Inutile.
- Contenir
- En été, retirez des arbustes les tiges qui les recouvrent trop ; portez des gants.
- Semis spontanés
- Les oiseaux disséminent les graines : arrachez les semis indésirables jeunes, avant qu’une grosse racine ne se forme.
Conseil : Seuls les pieds femelles portent des baies, et seuls les pieds mâles produisent du pollen. Si elle pousse le long d’un chemin ou d’une aire de jeu, gardez de préférence un pied mâle : l’andrène de la bryone y trouve son pollen, et il n’y a pas de baies toxiques.
Bryone dioïque : quand tailler ?
Mois de taille : novembre–mars.
Quand : En hiver, quand les tiges sont mortes.
Comment :
- Pas besoin de taille : les tiges meurent chaque année.
- Enlevez les tiges mortes, ou laissez-les sur place pour les insectes qui y passent l’hiver.
- Pour vous en débarrasser, arrachez la racine tubéreuse.
Attention : Portez des gants : la sève et les baies sont toxiques.
Taille : quand et comment · Calendrier de taille et règles de base
Multiplication
- Semis
- Semez en automne, en pleine terre, des graines fraîches tirées de baies mûres ; elles germent au printemps, souvent de façon irrégulière. Lavez-vous ensuite les mains.
Bryone dioïque : quelle résistance au froid ?
Rustique dans toute la Belgique : aucune protection nécessaire.
- Parfaitement rustique : la racine tubéreuse survit dans le sol.
- Les tiges meurent en automne ; de nouvelles pousses apparaissent au printemps.
Maladies et ravageurs
- Baies toxiques : Des baies rouges à hauteur des yeux d’un enfant, dans une haie le long d’un chemin ou d’une aire de jeu. Coupez les tiges qui portent des baies ou retirez la plante.
- Plantes indésirables : Des semis ou de vieilles plantes là où vous n’en voulez pas. Arrachez les semis jeunes ; pour les plantes plus âgées, il faut déterrer la racine, car les couper ne suffit pas.
- Arbustes recouverts : De petits arbustes sous un tapis dense de tiges en été. Retirez une partie des tiges, avec des gants.
Toute l’année
- Janvier : Couper les tiges mortes ou les laisser en place ; une vraie taille n’est pas nécessaire.
- Février : Enlever les tiges mortes ; déterrer les racines indésirables.
- Mars : Dernier nettoyage, avant la levée des nouvelles pousses.
- Avril : Les nouvelles pousses grimpent dans la haie à l’aide de leurs vrilles.
- Mai : Début de la floraison : l’andrène de la bryone vole.
- Juillet : Floraison ; arracher les semis aux endroits indésirables.
- Septembre : Baies rouges : tenir les enfants et les animaux domestiques à l’écart.
- Novembre : Les tiges meurent : les couper ou les laisser en place ; semis.
- Décembre : Enlever les tiges mortes ou les laisser pour les insectes.
Utiliser
Que peut-on en faire ?
- Pour la nature
- L’andrène de la bryone (Andrena florea) ne récolte le pollen que sur cette plante ; les oiseaux mangent les baies.
- Jardin et paysage
- Elle a sa place dans une haie naturelle ou une lisière ; meurt chaque hiver.
Attention : Toute la plante est très toxique, surtout les baies et la racine ; la sève peut irriter la peau.
Vous et cette espèce
Le saviez-vous ?
- La seule espèce indigène de la famille des cucurbitacées chez nous. Sa grosse racine était autrefois vendue comme « mandragore » : une contrefaçon de la plante magique.
- L’andrène de la bryone ne récolte le pollen que sur cette plante : là où pousse la bryone, vous la verrez en été sur les fleurs mâles.
- « Dioica » signifie « dioïque » : les fleurs mâles et femelles poussent sur des pieds différents.
Toutes les espèces · Clé de détermination · Calendrier de taille