
Photo : Forest & Kim Starr, CC BY 3.0 · source
Arbre fruitier · Moracées (Moraceae)
Mûrier blanc
Morus alba
Le mûrier blanc vient de Chine et a été planté dans toute l’Europe parce que ses feuilles nourrissent le ver à soie. C’est un arbre à croissance rapide de 8 à 15 m, aux feuilles luisantes et lisses, souvent lobées de façon irrégulière, qui porte en été des mûres blanches, roses ou noir pourpré, sucrées mais plus fades que celles du mûrier noir. Il est plus rustique et pousse plus vite que son cousin noir, et il supporte aussi une taille de formation en arbre en toit ou en espalier. Les oiseaux raffolent de ses fruits.
Attention : Les fruits foncés tachent : ne le plantez pas au-dessus d’une terrasse ou d’une allée de garage.
Exposition
Plein soleil
chaud et lumineux
Humidité
Normal
pas les pieds dans l’eau
Base juridique
Toute terre de jardin
tout pH
Rusticité
Dans toute la Belgique
pas de protection nécessaire
Encombrement
8–15 m
de haut
Floraison
mai
| Mois de taille | novembre–janvier |
|---|---|
| Hauteur | 8–15 m |
| Indigène en Belgique | Non, planté |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Pas connu comme toxique |
| Floraison | mai |
Reconnaître
Mûrier blanc : quels signes distinctifs ?
- Port
- Arbre à feuilles caduques et à croissance rapide de 8–15 m, à couronne large et ronde d’environ 8 m.
- Feuille
- Alternes, 6–15 cm, ovales à cordées, dentées, luisantes et lisses (non rugueuses) ; lobées de façon irrégulière surtout sur les jeunes arbres et les rejets. Latex blanc.
- Écorce
- Brun clair à grise, finement crevassée, avec des sillons teintés d’orange.
- Fleur
- Inflorescences vertes discrètes en forme de chatons, en mai.
- Fruit
- Mûres blanches, roses ou noir pourpré (1–2,5 cm) portées par un court pédoncule, juin–août ; sucrées mais fades.
- Différence avec le mûrier noir
- Le mûrier noir a des feuilles rugueuses comme du papier de verre à base en cœur, et des fruits noir pourpré, aigres-doux, sur des pédoncules très courts.
- Différence avec le figuier
- Le figuier a de grandes feuilles rugueuses profondément lobées, et des figues.
Floraison : mai · Récolte et fruits : juin–août · Taille : novembre–janvier
Reconnaître par caractère : Feuilles en cœur
Ressemble à, mais ce n’en est pas
- Mûrier noir Morus nigra : feuilles rugueuses comme du papier de verre à base en cœur, et fruits noir pourpré, aigres-doux, sur des pédoncules très courts. Mûrier noir : la différence
- Figuier Ficus carica : grandes feuilles rugueuses profondément lobées, et figues. Figuier : la différence
Dans votre jardin
Pourquoi dans votre jardin ?
- Un arbre rapide et rustique au feuillage frais et luisant.
- Des mûres sucrées à manger fraîches ou séchées, que les oiseaux apprécient aussi.
- Il se laisse former en arbre en toit ou en espalier.
- Un morceau d’histoire de la soie au jardin.
Mûrier blanc : quelle exposition ?
- Plein soleil : plus il fait chaud, plus les fruits sont sucrés.
- Tout sol bien drainé, calcaire ou acide, qui ne reste pas longtemps détrempé.
- Prévoyez une couronne d’environ 8 m de large : un arbre pour un grand jardin, sauf si vous le conduisez en arbre en toit ou en espalier.
- Ne plantez pas un arbre à fruits foncés au-dessus d’une terrasse, d’une allée de garage ou d’un chemin : les fruits tachent.
- Exposition
- Plein soleil
- Base juridique
- Toute terre de jardin
- Humidité
- Normal
- Encombrement
- 10 m de haut, 8 m de large
- Rusticité
- Dans toute la Belgique, pas de protection nécessaire
Belle association avec
- Mûrier noir : Son cousin noir, aux fruits aigres-doux qui mûrissent un peu plus tard : ensemble, une récolte plus longue.
- Figuier : Un autre fruit du Sud pour un endroit ensoleillé.
- Plaqueminier du Japon : Un autre fruitier d’Asie orientale, aux couleurs d’automne flamboyantes et aux fruits orange sur les branches nues.
Entretien
Mûrier blanc : quand et comment planter ?
- Plantez en automne ou au printemps (mars–avril), en pot ou en motte.
- Manipulez les racines avec précaution : elles sont charnues et cassent facilement.
- Pour des fruits, achetez une variété fruitière greffée ou bouturée : un semis peut être un arbre mâle, qui ne porte jamais de fruits.
- Placez un tuteur près d’un jeune arbre et arrosez les premières années en cas de sécheresse.
Entretien
- Arrosage
- Les premières années en cas de sécheresse ; un arbre établi se débrouille.
- Fumure
- Un peu de compost au printemps suffit.
- Récolte
- Les fruits mûrissent sur plusieurs semaines : cueillez-les quand ils sont mous, ou secouez-les sur un drap.
- Formation
- Un arbre en toit ou en espalier se palisse jeune sur une armature et se rabat chaque hiver sur les mêmes charpentières.
Conseil : Faites sécher les mûres blanches comme des raisins secs, sur une grille au soleil ou au four à basse température : elles deviennent plus sucrées et se gardent des mois.
Mûrier blanc : quand tailler ?
Mois de taille : novembre–janvier.
Quand : Uniquement quand il est en plein repos, en novembre–janvier.
Comment :
- Taillez peu, et surtout quand il est jeune : supprimez les branches qui se croisent ou qui pendent trop bas.
- Il supporte aussi une taille de formation : un arbre en toit ou en espalier se rabat chaque hiver sur son armature.
- Évitez de scier de grosses branches : les grandes plaies cicatrisent lentement.
Attention : Saigne fortement si vous taillez au printemps ou au début de l’été.
Taille : quand et comment · Calendrier de taille et règles de base
Multiplication
- Bouturage
- En hiver, prélevez de solides boutures ligneuses de 20–30 cm et enfoncez-les profondément dans le sol ou dans un pot.
- Semis
- Les graines des fruits mûrs germent facilement, mais vous ne savez pas quels fruits l’arbre donnera, et il peut être mâle.
Mûrier blanc : quelle résistance au froid ?
Rustique dans toute la Belgique : aucune protection nécessaire.
- Parfaitement rustique en Belgique et aux Pays-Bas, et plus rustique que le mûrier noir.
- Il débourre tard au printemps, si bien que les gelées tardives l’abîment rarement.
- L’hiver est sa saison de taille : ce n’est qu’en plein repos qu’il ne saigne pas.
Maladies et ravageurs
- Taches : Les fruits foncés laissent des taches violettes sur la terrasse, la voiture et les vêtements. Plantez-le au-dessus de la pelouse, ou choisissez un arbre à fruits blancs.
- Oiseaux : Merles et étourneaux mangent les fruits mûrs ; il y en a généralement assez pour tout le monde.
- Pas de fruits : Un semis peut être un arbre mâle, et un jeune arbre porte encore peu. Achetez une variété fruitière greffée ou bouturée.
- Branches qui dépérissent : Branches couvertes de petites pustules rouge corail (maladie du corail). Sciez-les en hiver jusque dans le bois sain.
Toute l’année
- Janvier : Taille, quand il est en plein repos ; boutures ligneuses.
- Mars : Plantation en pot ou en motte.
- Mai : Débourrement tardif et floraison.
- Juin : Les premières mûres mûrissent.
- Juillet : Récolte : fraîches, séchées ou en confiture.
- Août : Cueillir les derniers fruits.
- Novembre : Taille quand il est en repos ; plantation.
- Décembre : Taille ; rabattre l’arbre en toit ou l’espalier.
Utiliser
Que peut-on en faire ?
- À manger et à boire
- Mûres fraîches ou séchées, comme des raisins secs ; plus sucrées mais plus fades que celles du mûrier noir.
- Également utilisé pour
- Ses feuilles nourrissent le ver à soie : c’est pour cela qu’on l’a planté dans toute l’Europe.
- Pour la nature
- Les oiseaux raffolent des fruits.
Attention : Les fruits foncés tachent : ne le plantez pas au-dessus d’une terrasse ou d’une allée de garage.
Comestible et utile
- Fruits (juin–août)
- Les mûres mûrissent sur plusieurs semaines : vous cueillerez donc en plusieurs fois. Ne cueillez que des fruits bien mûrs : ils sont mous, très sucrés et se détachent au moindre contact (blancs, crème ou rosés sur certains arbres, noir violacé sur d’autres). Le plus pratique est d’étendre un drap propre sous l’arbre et de secouer doucement les branches : les fruits mûrs tombent d’eux-mêmes, les autres restent accrochés. Ne ramassez pas les fruits tombés par terre. Coupez les petits pédoncules s’ils vous gênent. Les mûres s’écrasent et se gâtent vite : utilisez-les le jour même ou congelez-les. Mettez de vieux vêtements, car le jus tache fortement.
- Conservation
- Les mûres fraîches ne se gardent qu’un jour ou deux au réfrigérateur, en une seule couche sur une assiette. Congelez-les plutôt : posez-les non lavées en une seule couche sur une plaque au congélateur, puis mettez-les en sachet ; elles se gardent ainsi un an. Conservez les mûres séchées dans un bocal fermé. La confiture se garde un an et la liqueur au moins un an.
Attention : Ne mangez que des fruits bien mûrs : les mûres vertes et les parties vertes de l’arbre (feuilles, rameaux, pédoncules) contiennent un latex qui peut irriter l’estomac et l’intestin, ainsi que la peau des personnes sensibles. Les personnes allergiques aux figues peuvent aussi réagir aux mûres. Ne ramassez pas les fruits tombés au sol, où ils peuvent être souillés par les oiseaux et les chiens. Ne cueillez pas au bord des routes fréquentées ni sur des arbres traités, et ne mangez jamais ce que vous n’avez pas identifié avec certitude.
Manger et utiliser se fait à vos propres risques : voir les conditions d’utilisation.
Recettes
- Confiture de mûres (Confiture · ± 4 pots de 250 ml · 40 min + 30 min de repos)
- Mûres séchées (Séché · ± 100 g de fruits séchés · 8 à 12 h)
- Crumble aux mûres (Plat · 4 portions · 50 min)
- Liqueur de mûres (Liqueur · ± 750 ml · 30 min + 4 semaines de macération + 2 mois de repos)
Vous et cette espèce
Le saviez-vous ?
- À la floraison, les étamines projettent leur pollen à plus de la moitié de la vitesse du son : le mouvement le plus rapide jamais mesuré chez une plante.
- Le ver à soie se nourrit de feuilles de mûrier : c’est pourquoi le mûrier blanc a été planté dans toute l’Europe pour la sériciculture.
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