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Arbuste · Rosacées (Rosaceae)
Ronce
Rubus · aussi : Ronce commune, Mûrier sauvage
La ronce est un arbuste indigène et épineux de 1 à 3 m, aux longues tiges arquées qui s’enracinent là où leur extrémité touche le sol. En été, elle fleurit en blanc ou en rose, et en août–septembre mûrissent les mûres noires. Les ronces sauvages sont précieuses pour les insectes et les oiseaux, mais envahissantes dans un jardin ordinaire. Plantez-y plutôt une variété sans épines, palissée sur des fils : elle donne de grosses mûres sucrées, sans piqûres. Chaque tige vit deux ans : la première année elle pousse, la deuxième elle fructifie.
Attention : Les ronces sauvages sont envahissantes : leurs extrémités s’enracinent partout. Pour le jardin, choisissez une variété sans épines, palissez-la sur des fils et coupez les extrémités avant qu’elles ne touchent le sol.
Exposition
Soleil à ombre
pas difficile
Humidité
Sec à humide
pas difficile
Base juridique
Toute terre de jardin
tout pH
Rusticité
Dans toute la Belgique
pas de protection nécessaire
Encombrement
1–3 m
de haut
Floraison
juin–août
| Mois de taille | février–mars et septembre–octobre |
|---|---|
| Hauteur | 1–3 m |
| Indigène en Belgique | Oui |
| Bon pour les abeilles, papillons et oiseaux | Oui, pour les abeilles, papillons et oiseaux |
| Toxique pour l’homme et les animaux | Pas connu comme toxique |
| Floraison | juin–août |
Reconnaître
Ronce : quels signes distinctifs ?
- Port
- Arbuste de 1 à 3 m aux longues tiges arquées ; leur extrémité s’enracine là où elle touche le sol.
- Feuille
- Alternes, palmées, composées de 3–5 folioles dentées ; souvent semi-persistantes.
- Écorce
- Tiges anguleuses aux aiguillons robustes et recourbés.
- Fleur
- Fleurs blanches ou roses de juin à août.
- Fruit
- Mûres noires (août–septembre).
- Différence avec le framboisier
- Le framboisier a des tiges droites, des feuilles feutrées de blanc et des fruits rouges.
Floraison : juin–août · Récolte et fruits : avril–septembre · Taille : février–mars et septembre–octobre
Reconnaître par caractère : Baies noires · Épines ou aiguillons
Ressemble à, mais ce n’en est pas
- Framboisier Rubus idaeus : tiges droites, feuilles feutrées de blanc et fruits rouges. Framboisier : la différence
Dans votre jardin
Pourquoi dans votre jardin ?
- Des mûres en août–septembre, fraîches, en confiture ou en tarte.
- L’un des arbustes les plus importants pour les insectes et les oiseaux ; le fourré sert de refuge.
- Pousse au soleil comme à l’ombre, dans presque tous les sols.
- Une variété sans épines le long d’une clôture ou d’un mur donne beaucoup de fruits sur peu de surface.
Ronce : quelle exposition ?
- Du soleil à l’ombre ; c’est au soleil que les fruits sont les plus nombreux et les plus sucrés.
- Presque tous les sols, secs ou humides.
- Une variété cultivée a besoin de 2–4 m de clôture, de mur ou de fil, selon sa vigueur.
- Les ronces sauvages ont leur place dans une lisière sauvage, une haie bocagère ou un coin d’un grand jardin, où elles peuvent s’étendre.
- Exposition
- Soleil à ombre
- Base juridique
- Toute terre de jardin
- Humidité
- Sec à humide
- Encombrement
- 3 m de haut, 3 m de large
- Rusticité
- Dans toute la Belgique, pas de protection nécessaire
Belle association avec
- Framboisier : Ensemble, un rang de petits fruits : framboises au début de l’été, mûres en fin d’été.
- Églantier : Dans une lisière sauvage : ensemble, un fourré épineux où les oiseaux nichent en sécurité.
- Prunellier : Une floraison précoce pour les abeilles et une lisière impénétrable pleine d’oiseaux.
Bons et mauvais voisins
Va bien avec
- Supporte l’ombre et convient sous de grands arbres comme : ginkgo, érable negundo, frêne commun, févier d’amérique, érable champêtre, érable argenté
Entretien
Ronce : quand et comment planter ?
- Plantez de novembre à mars ; en conteneur, c’est possible plus tard, sauf par gel ou sécheresse.
- Tendez d’abord des fils entre des piquets ou le long d’une clôture, tous les 40–50 cm jusqu’à environ 1,8 m de haut.
- Espacez les plants de 2–4 m, selon la vigueur de la variété.
- Après la plantation, raccourcissez les tiges à 20–25 cm : de vigoureuses nouvelles tiges partiront de la base.
Entretien
- Arrosage
- La première année en cas de sécheresse, puis lors des périodes sèches quand les fruits grossissent.
- Paillage
- Une couche de compost ou de feuilles au printemps garde le sol frais.
- Palissage
- En été, attachez régulièrement les jeunes tiges ; dirigez-les d’un côté et les tiges qui fructifient de l’autre.
- Récolte
- Cueillez les mûres quand elles sont d’un noir brillant et se détachent facilement ; elles ne mûrissent plus après la cueillette.
- Envahissement
- Coupez les extrémités des tiges avant qu’elles ne touchent le sol et arrachez aussitôt les pointes enracinées et les semis.
Conseil : Dirigez les jeunes tiges d’un côté et celles qui fructifient de l’autre : après la récolte, vous voyez tout de suite lesquelles couper.
Ronce : quand tailler ?
Mois de taille : février–mars et septembre–octobre.
Quand : Après la récolte (septembre–octobre) ou à la fin de l’hiver.
Comment :
- Une tige ne fructifie qu’une fois, la deuxième année : coupez au ras du sol les tiges qui ont fructifié.
- Palissez 4–6 jeunes tiges vigoureuses sur les fils ; les autres peuvent partir.
- À la fin de l’hiver, coupez les extrémités gelées ou mortes.
Attention : Ne coupez pas les jeunes tiges : elles portent la récolte de l’année prochaine. Portez des gants solides pour les ronces sauvages.
Taille : quand et comment · Calendrier de taille et règles de base
Multiplication
- Marcottage par la pointe
- En été, enfoncez de quelques centimètres dans le sol l’extrémité d’une jeune tige ; en automne, elle a des racines et vous pouvez la sevrer et la replanter.
Ronce : quelle résistance au froid ?
Rustique dans toute la Belgique : aucune protection nécessaire.
- Rustique ; les feuilles restent souvent en partie sur la plante.
- Coupez à la fin de l’hiver les extrémités gelées ou mortes.
Maladies et ravageurs
- Envahissement : Les ronces sauvages conquièrent vite tout un coin du jardin. Déterrez la souche et coupez sans relâche les nouvelles pousses jusqu’à épuisement de la plante.
- Pourriture grise : Duvet gris sur les fruits par temps humide. Gardez l’arbuste aéré et retirez les fruits pourris.
- Drosophile à ailes tachetées : Fruits mous avec de petits asticots en fin d’été. Cueillez souvent et complètement, et ramassez les fruits pourris.
- Mûres en partie rouges : Des fruits dont une partie reste rouge et dure : l’œuvre d’un minuscule acarien. Après la récolte, coupez les tiges qui ont fructifié.
Toute l’année
- Février : Taille : supprimer les extrémités mortes, palisser les tiges.
- Mars : Dernier mois pour tailler et planter ; apport de compost.
- Juin : Début de la floraison ; palisser les jeunes tiges.
- Juillet : Floraison pour les abeilles et les papillons ; diriger les tiges.
- Août : Début de la récolte.
- Septembre : Pleine récolte ; couper ensuite les tiges qui ont fructifié.
- Octobre : Dernière taille ; sevrer et replanter les marcottes.
- Novembre : Plantation.
Utiliser
Que peut-on en faire ?
- À manger et à boire
- Mûres, fraîches, en confiture ou en tarte.
- Pour la nature
- L’un des arbustes les plus importants pour les insectes et les oiseaux ; le fourré sert de refuge.
Attention : Les ronces sauvages sont envahissantes ; pour le jardin, choisissez une variété sans épines et palissez-la sur des fils.
Comestible et utile
- Feuilles (avril–juin)
- Au printemps, cueillez avec des gants les jeunes feuilles vert tendre du bout des tiges. Séchées, ou d’abord fermentées, elles donnent une tisane qui ressemble étonnamment au thé noir.
- Fruits (juillet–septembre)
- Les mûres sont mûres quand elles sont d’un noir brillant et se détachent facilement ; les gros fruits au sommet de la grappe mûrissent en premier. Fraîches, en confiture, en gelée, en tarte, en crumble, en sirop ou en liqueur. Après fin septembre, elles deviennent souvent aqueuses et moisies.
- Conservation
- Les mûres moisissent vite : lavez-les juste avant usage et utilisez-les dans les un ou deux jours. Elles se congèlent très bien, étalées sur une assiette. Séchez les feuilles à l’ombre, ou faites-les d’abord fermenter (voir recette).
- Fermenter
- Autrefois, on froissait et on faisait fermenter les feuilles de ronce comme le vrai thé, pour obtenir un « thé maison » foncé. Avec les mûres, on fait aussi un vin de fruits.
Attention : Cueillez les mûres sauvages au-dessus de la hauteur du genou, loin des routes très fréquentées, des lieux de promenade des chiens et des champs traités, et lavez-les avant usage (échinococcose). Jetez les mûres moisies. Pour la tisane, n’utilisez que des feuilles saines ; jetez celles qui sentent le moisi ou qui moisissent pendant la fermentation.
Manger et utiliser se fait à vos propres risques : voir les conditions d’utilisation.
Recettes
- Gelée de mûres (Gelée · ± 4 pots · 45 min + 3 heures d’égouttage)
- Thé fermenté de feuilles de ronce (Fermentation · 1 bocal (± 50 g séché) · 30 min + 2–3 jours de fermentation + séchage)
- Crumble aux mûres et aux pommes (Plat · 4 à 6 personnes · 25 min + 40 min de cuisson)
- Liqueur de mûres (Liqueur · ± 600 ml · 20 min + 4 à 6 semaines de macération)
Bon pour la faune
- Abeilles
- Nectar et pollen pour les abeilles domestiques et sauvages.
- Papillons
- Nectar pour les papillons de jour.
- Oiseaux
- Des baies, des graines ou des insectes à manger, ou un endroit pour nicher.
- Chenilles
- Plante hôte : les chenilles de papillons de jour ou de nuit mangent ses feuilles.
- Hérissons
- Un abri et une litière de feuilles pleine d’insectes.
Vous et cette espèce
Le saviez-vous ?
- En Belgique et aux Pays-Bas, on trouve des centaines d’espèces de ronces, difficiles à distinguer.
- Contrairement à la framboise, la mûre se détache avec son réceptacle : c’est pourquoi elle n’est pas creuse.
- Les feuilles restent souvent vertes tard dans l’hiver et nourrissent alors les chevreuils.
- S’il existe tant d’espèces de ronces, c’est à cause de l’apomixie : beaucoup de ronces forment des graines sans fécondation, si bien que chaque petite variante se reproduit comme une « espèce » à part.
- L’étude des ronces porte un nom à part : la batologie, du grec batos, ronce.
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